Témoignage

Compte-Rendu du dernier stage de la promo 2019-2021

Le 26/08/2021 par GEEO

Calanques de Cassis (du 9 au 14 août 2021).

 

 

            Nous y voilà, le dernier stage de la promo 2019-2021... qui fut vraiment très compliqué avec cette pandémie du satané COVID et des restrictions gouvernementales. Dernier stage qui a pu quand même être fait grâce à nos deux courageux participants présents : Justine et Pierre. C'est donc à 4 (Nathan, Nicolas, Justine et Pierre) que nous partirons à l'assaut des mythiques Calanques de Cassis, non loin de Marseille. Le départ a été donné pour le lundi 9 août au petit matin, 7h30. Le temps que tout le monde arrive, que toutes les affaires soient calées minutieusement dans l'unique voiture de Nicolas et le petit discours de départ, nous partirons sur les coups de 8h30. Et c'est parti pour 4h30 de route non-stop pour retrouver les calanques et une ancienne du groupe espoir, Emma Colombier et son copain, partis en vacances là-bas afin qu'ils puissent nous transmettre les clefs de notre lieu de repos prêté généreusement par un autre ancien du groupe, Alexandre Florent, qui a un appartement à Marseille. Pratique de garder les liens avec les anciens... La journée se termine tranquillement en grimpant en psychobloc à la Presqu'île de Cassis.

 

            Mardi matin, après un réveil relativement hâtif, nous avons formé deux cordées de deux, un encadrant et un stagiaire (Nathan-Pierre et Nico-Justine) que nous avons conservées tout au long du stage. Nous partirons dans « Ouvreur de Bouse », une grande classique de 90m en cinq longueurs dans le 6a+ max (5c obl.) du secteur du même nom de Cap Canaille. Aux alentours de 9h30, après deux rappels, nous étions au pied de la voie. Sous son allure un peu fragile, le grès de la voie s'est avéré particulièrement solide, probablement grâce à une purge monumentale de la part des ouvreurs et une très haute fréquentation due au niveau de la voie qui est accessible à tous, ce qui en fait une voie d'initiation de choix. Au bout de 2h30 de grimpe, nous sommes arrivés au sommet sous les yeux ébahis des touristes prenant des photos sur la route des crêtes. Après avoir tout plié, nous nous sommes dirigés vers le village touristique de Cassis au bord de la Méditerranée où nous sommes allés retrouver François L'enfant, dirigeant de l'association « Les voiles libres », qui se bat pour la protection de l'environnement ainsi qu'une navigation dans les mers et océans plus consciente et moins polluante. Après une longue discussion portant sur les projets à venir, nous nous sommes quittés pour nous diriger au pied d'une falaise dans la calanque de Port-Miou, afin d'y réviser quelques manipulations de remontée sur corde ainsi que de mouflage. N'être que deux participants pour ce stage nous a permis de les revoir plus en détails. Vers 19h, nous finissons et décidons de rentrer à Marseille. Arrivé à l'appartement, nous choisissons la voie du lendemain. « Canaille historique », une voie en 6c max de 180m en sept longueurs, au secteur du Belvédère de Cap Canaille. Cette voie propose une expérience inédite : une ascension sur trois couches de roches consécutives : du calcaire, mais aussi du grès et du poudingue (conglomérat).

 

            Mercredi, toute une aventure !!! Nous nous étions levés très tôt (5h du matin) pour être certains de grimper à l'ombre, car l'approche de la voie est assez mal expliquée sur le topo ainsi que sur le site de C2C. Une fois arrivé au parking, la longue période de non-pratique nous a fait faire une petite erreur de « bleu »... Les cordes n'étaient pas dans le coffre !!! Nous sommes donc repartis pour Marseille afin de les récupérer. Une fois de retour, nous avons entamé la marche d'approche. C'est au prix d'une longue recherche que nous sommes arrivés au pied de la voie aux alentours de 10h. Bien que très sceptiques concernant la suite, il faisait déjà très chaud, nous avons décidé d'entamer la voie. En cours d'ascension, nous avons dû nous battre contre le tirage monstre de la corde (surtout dans la L4, le fameux 6c !), mais aussi contre les indications d'un topo de 2011 devenu « obsolète ». Finalement, nous sommes arrivés en haut de la voie vers 14h, complètement épuisés... Mais sans avoir pris le soleil !!! L'après-midi, nous sommes retournés à Cassis, pour prendre un peu de repos au bord de la plage. Ce fut une après-midi reposante avant de repartir pour Marseille.

 

            Jeudi, on décide de se lever plus tard pour rattraper le sommeil manqué de la veille. Le levé se fait donc à 10h30. On se décide d'aller faire "Le Calendal" (130m en 4L, 6b max, 6a obl.) dans la calanque d'En Vau en fin d'après-midi pour être au frais. Pour ça, nous avons utilisé les canoës de François, ce qui nous permet de ne pas faire les 2 h de marche d'approche et profiter de la fraicheur de l'eau au lieu de la chaleur de la terre... Nous partons vers 16h de l'appartement après avoir mangé un bon repas et un peu de repos. Nous récupérons ensuite les canoës et c'est parti pour 30min de canoë ! La particularité de cette voie est que nous commençons directement du canoë. Nous accrochons donc les canoës au relai et c'est Pierre qui partira dans la première longueur de 6a avec Nathan. Je partirai ensuite avec Nicolas. Cette longueur était un peu dans une ambiance de psychobloc, en effet on grimpe au-dessus de l'eau, sauf que cette fois-ci, nous n'avons pas sauté pour descendre ! Les longueurs suivantes sont toutes aussi belles et s'enchaînent tranquillement. Le rocher goutte d'eau est une vraie mine de mono et bi-doigts et c'est encore mieux pour les pieds. Finalement, nous avons bouclé les quatre longueurs en 2h30-3h et nous arrivons à 21h en haut. Les couleurs changeantes de la calanque au coucher du soleil plus Cap Canailles qu'on voyait en fond dans les tons rosâtres ont vraiment rendu cette voie encore plus magique. Le retour par les rappels dans la voie est quelque peu dangereux étant donné que beaucoup de végétation entrave les voies. La descente se fait donc par un chemin que nous faisons entre chiens et loups avant d'arriver au rappel de 30m que nous descendons, lui, à la frontale. Après un petit éboulis, nous rejoindrons la plage. Malgré tout, un problème se pose car les canoës sont toujours accrochés au relais. Avec Nicolas, je me décide donc de me jeter à l'eau pour aller les chercher à la nage pendant que Nathan et Pierre nous éclairaient à la frontale depuis la plage. Le temps qu'on revienne et que l'on prenne quelques photos, nous repartirons de la calanque qu'à 22h30. Et c'est là que le canoë en pleine mer de nuit commence !! Heureusement, la mer était très calme et la frontale de nos encadrants étant assez puissante, nous sommes rentrés en toute sécurité avec seulement une belle expérience en tête ! Alors que nous arrivons dans la calanque de Port-Miou, François nous interpelle depuis un bateau. Nous allons donc le voir et on découvre "Séréna", un beau voilier de 15m de long tout en bois qui appartient à Philippe. Nous montons donc à bord avec l'intention seulement de le visiter, seulement de fil en aiguille, nous sommes restés discuter, bu un petit coup, puis le repas est arrivé : un roumazof, un plat traditionnel malgache. Nous avons discuté toute la soirée et une petite partie de la nuit, d'aventures d'escalade et de voiles, chacun racontant son anecdote. Au final on est reparti de Séréna à 3h du matin et nous nous sommes couché vers 4h. Je crois que le réveil de demain ne sera pas très tôt….

 

            Vendredi, au vu de la soirée d'hier, nous nous sommes réveillés qu'à 11h et encore seulement parce qu'on avait le soleil dans les yeux ! Nous nous préparons doucement tout en se demandant ce que l'on pourrait faire aujourd'hui car c'est bien trop tard pour aller faire une grande voie. Nous regardons un peu les topos, la seule option serait de retourner à En Vau et donc de refaire du canoë et de revenir de nuit encore une fois. Seulement personne ne se sent vraiment en forme pour refaire tout ce périple, nous décidons donc de reprendre un canoë à François, mais seulement pour aller faire du psychobloc dans la calanque de Port-Miou. En attendant de partir, nous faisons plusieurs manips de corde sur le lit superposé de l'appartement : comment assurer notre second si on perd le Reverso, faire un relais si on fait tomber sa sangle… Et tout ça filmé ! Nous partons pour la calanque vers 18h après s'être reposé dans la journée et avoir décidé que demain nous referons une dernière grande voie de bonne heure. Nicolas, lui, repart sur Marseille en suivant récupérer une ancienne du groupe espoir, Loïse Gaste, qui nous rejoint pour la fin de semaine. Nous prenons donc un canoë trois places avec Pierre et Nathan et on se met à faire des petits blocs en traversée. Le plus dur en psychobloc est de continuer à monter tout en se disant que plus on monte, plus on devra sauter de haut. C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé sur "l'Afrique", une partie de la calanque qui en a la forme. Je suis montée mais une fois arrivée, le saut a été compliqué notamment car il faut sauter en étant de dos à la paroi et que lorsque tu regardes entre tes jambes tu vois plus de paroi que d'eau, ce qui est différent lorsque tu sautes de face.  A 21h30, le soleil se couche. Nous commençons à avoir un peu froid, nous décidons donc de rentrer d'autant plus que Nicolas et Loïse sont là. Nous rendons le canoë et nous disons au revoir à François et à tous les autres. Nous rentrons vers 22h30 à l'appart. Après un bon couscous, nous jouons au tarot jusqu'à 2h du matin.

 

            Samedi, nous nous réveillons de nouveau tôt, vers 6 h 30 pour partir faire une toute nouvelle voie dans le secteur d'Ouvreur de bouse à Cap canaille. La voie s'appelle « Au grès du grès », une voie de 100m en six longueurs dans le 6a max, 5c obl. Une voie qui manque un peu de nettoyage car ça tartine un peu, pas mal de petits morceaux de grès n'arrêtaient pas de tomber. Mais belle voie pour toute personne qui est à l'aise dans le cinq. Cette voie peut très bien « seconder » la voie mythique « Ouvreur de bouse » pour de l'initiation à la grande voie tout en gardant la belle ambiance de Cap canaille. Nous faisons la voie en 2 h 30, ce qui nous a fait arriver en haut vers 12 h 30. De retour à la voiture, direction Marseille afin de récupérer la copine de Nathan et de pouvoir faire les sacs pour rentrer sur Toulouse. Alexandre, revenant de son voyage des célèbres Dolomites, arrivera peu de temps après notre arrivée à l'appartement. Les sacs faits, retour des clefs à son propriétaire, nous quittons Nathan qui part lui de son coté pour des vacances bien méritées dans les Alpes. Nous serons donc quatre dans le voyage de retour : Loïse, Justine, Pierre et Nicolas. L'arrivée à Toulouse à 20 h se fera sans problème et avec de beaux souvenirs en tête !!!







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